Les principes de la Communication Non Violente

La Communication Non Violente  se révèle  un outil puissant pour améliorer sa relation aux autres et à soi-même. La démarche est simple à comprendre et réellement efficace dans ses effets.  Toutefois un apprentissage s’avère nécessaire pour l’intégrer.

 

Communication non violente ToulouseLa Communication Non Violente  s’est développée à partir des travaux de Marshall Rosenberg, psychologue américain, qui s’est lui-même formé avec Carl Rogers, connu pour son approche humaniste de la relation d’aide. Le terme « non violent » fait référence au mouvement de Gandhi et il signifie ici le fait de communiquer avec l’autre sans lui nuire.                        

Exprimer ses émotions

L’intuition première de Marshall a été de relier une émotion à un  besoin, un désir profond de l’être. Dans cette approche, les émotions sont à notre service ; en nous renseignant sur notre « météo intérieure »,  elles sont des indicateurs sur la satisfaction ou la non satisfaction de nos besoins. Au lieu de mettre un couvercle sur nos sentiments, surtout lorsqu’ils sont désagréables, au lieu de les juger (ex : c’est mal d’être jaloux, d’être en colère), mieux vaudrait les accueillir et porter attention aux besoins qui demandent à être satisfaits.                                                                                                                                              

Prendre conscience de ses besoins profonds

Communication non violente ToulouseEn voici quelques exemples : besoins physiologiques, de sécurité, de liberté, d’appartenance, d’accomplissement, de recherche de sens, de célébrer,…. En eux-mêmes, les  besoins ne sont ni bons, ni mauvais ; ils manifestent l’élan vital en chacun de nous et témoignent d’un potentiel de vie, qui nécessite certaines conditions pour se développer. Ces besoins existent avec plus ou moins de force mais ils sont tous là, présents en nous. Certains sont dominants pendant une période de la vie (enfance, adolescence, deuil…), d’autres dépendent de l’histoire et des blessures de chacun. Tous ces besoins sont universels car ils touchent aux  fondamentaux de l’être humain.                                                               

Formuler une demande

Une fois que j’ai identifié mon besoin le plus important, je vais chercher comment le satisfaire. Si la situation implique mon conjoint, mon enfant, je peux formuler une demande concrète, précise, réalisable pour indiquer comment y répondre. Par exemple, je peux demander à mon partenaire : “j’ai besoin d’un temps pour décompresser  en rentrant du travail. Est-ce-que tu pourrais t’occuper des enfants pendant 20 min  le temps que je prenne ma douche ?”. Il se peut que la réponse soit négative puisqu’il ne s’agit pas d’une exigence mais bien d’une demande ! Dans ce cas, il faudra chercher un arrangement qui tienne compte des désirs de chacun et négocier jusqu’à trouver un accord “gagnant-gagnant”.